Au cœur du
Salon Solutions 2009, des experts s’interrogent sur le phénomène des
réseaux sociaux, appelés aussi « entreprise 2.0 ». Enjeux et perspectives d’une pratique capable de gains considérables au sein de l’entreprise.
Réseaux sociaux, sites communautaires, entreprise 2.0, les décideurs IT ne peuvent plus échapper à ce phénomène social qui n’en finit pas de s’étendre. Du simple chat via messagerie instantanée à la communication interne par
micro-blogging, l’entreprise pose les jalons d’un nouveau mode de relations professionnelles.
David Sapiro de Pilot Systems, Karim Manar de Microsoft France, Christakis Christodoulou de BNIC et Willem Gabilly d’IBM nous éclairent sur le sujet, à l’occasion du
Salon Solutions 2009, à Paris.
David Sapiro, Dirigeant de
Pilot Systems, s’emploie d’abord à une définition du terme « entreprise 2.0 » : il y inclut les blogs, les wikis, les RSS et autres flux, les sites communautaires… et leur utilisation est avant tout interne à l’entreprise.
Exit le téléphone, l’
e-mailing. Aujourd’hui, une entreprise dans l’air du temps, et même en avance, possède un panel de
blogs, de
wikis et de comptes sur ces sites sociaux qui permettent de fédérer autour de problématiques communes à des internautes concernés :
Twitter, Facebook, Delicious, et les
Digg-like comme
Netvibes. L’objectif est de permettre la mise en relation immédiate entre les salariés d’une même entreprise : «
C’est la première brique de l’entreprise, nous dit David Sapiro,
nous sommes dans l’ère de l’ ’infobésité’, certes, mais il faut garder la mesure des choses. Ces sites sont d’excellents outils de partage qui font gagner un temps précieux. De la même manière, ils permettent d’implémenter, de déployer la notion d’Open Social dans l’entreprise, grâce à leurs standards ouverts. ».
La maturité des technologies informatiques a donc évolué, migré vers d’autres solutions que la boîte de messagerie.
Karim Manar, Chef de Produit Sharepoint chez
Microsoft France, rappelle que l’information, structurée ou non-structurée, transite dans l’entreprise de diverses manières : «
On sait que la machine à café est un espace d’idées affluentes. Il fallait exploiter cette possibilité de créer des liens entre les gens, en toutes circonstances : le réseau social des sites permet cela. ».
Mais l’entreprise ne fait jamais que se positionner par rapport aux avancées du
Web. Si l’intégration des fichiers audio, vidéo permettait l’entrée du
Web dans sa première évolution, le concept de réseau communautaire apporte encore une innovation surprenante : ce sont, pour
IBM par exemple et selon
Willem Gabilly, Responsable de Communication interne, médias sociaux du groupe France, quelque «
16 000 blogs dans le monde, 70 000 utilisateurs, 374 000 utilisateurs wiki et 27 000 wikis créés et enrichis de manière active et permanente. Cela permet un dialogue sans limite entre les techniciens et les décideurs, non-négligeable ».
Par ce biais, la culture du management est prête à sauter le pas. Selon
Christakis Christodoulou, Directeur des Systèmes d'Information du
BNIC, le «
Knowledge management, les Communications Unifiées » ont choisi d’évoluer dans ce sens, en se laissant la possibilité de calquer les atouts des sites communautaires : «
C’est par l’appropriation de nombreux outils que l’on va donner du sens à l’information que l’on recherche », ajoute David Sapiro.
Avis aux acteurs influents : le social pourrait bien être l’avenir de l’entreprise.